{"id":21,"date":"2025-11-17T14:54:24","date_gmt":"2025-11-17T13:54:24","guid":{"rendered":"https:\/\/rosebonbon-editions.com\/?p=21"},"modified":"2026-01-13T09:47:57","modified_gmt":"2026-01-13T08:47:57","slug":"lamour-en-soi-nathalie-perreau","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/rosebonbon-editions.com\/?p=21","title":{"rendered":"&#8220;L\u2019amour en soi&#8221;, Nathalie Perreau"},"content":{"rendered":"<p style=\"font-style:normal;font-weight:100;text-transform:capitalize; border-radius:0px;border-style:none;border-width:0px;\" class=\"is-style-default wp-block-tag-cloud\"><a href=\"https:\/\/rosebonbon-editions.com\/?tag=cerebral\" class=\"tag-cloud-link tag-link-10 tag-link-position-1\" style=\"font-size: 8pt;\" aria-label=\"c\u00e9r\u00e9bral (2 items)\">c\u00e9r\u00e9bral<\/a>\n<a href=\"https:\/\/rosebonbon-editions.com\/?tag=explicite\" class=\"tag-cloud-link tag-link-12 tag-link-position-2\" style=\"font-size: 8pt;\" aria-label=\"explicite (2 items)\">explicite<\/a>\n<a href=\"https:\/\/rosebonbon-editions.com\/?tag=roman\" class=\"tag-cloud-link tag-link-9 tag-link-position-3\" style=\"font-size: 8pt;\" aria-label=\"Roman (2 items)\">Roman<\/a><\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><em>L\u2019amour en soi<\/em> ou ce que les ann\u00e9es 90 ont fait au d\u00e9sir<\/h3>\n\n\n\n<p>Ce n\u2019est pas un livre qu\u2019on ouvre par hasard. <em>L\u2019amour en soi<\/em>, de Nathalie Perreau, ne cherche ni \u00e0 s\u00e9duire ni \u00e0 rassurer. Il attrape le lecteur par le col et l\u2019embarque dans un trajet mental aussi \u00e9troit qu\u2019un couloir de M\u00e9tro \u00e0 23h.<br>Publi\u00e9 en 1990, il ressemble aujourd\u2019hui \u00e0 une capsule temporelle. Mais une capsule qui fuit. Qui laisse passer des odeurs, des images, des malaises tr\u00e8s contemporains. Et c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment ce qui le rend int\u00e9ressant. <br>Car le roman n\u2019est pas tant le r\u00e9cit de ce rendez-vous que celui de <strong>tout ce qui l\u2019a rendu possible<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Pr\u00e9sentation vite fait bien fait<\/h2>\n\n\n\n<p>Le roman est publi\u00e9 en 1990 aux Editions Blanche (maison sp\u00e9cialis\u00e9e dans l\u2019\u00e9rotisme litt\u00e9raire, fond\u00e9e par Franck Spengler). Le livre n\u2019est plus \u00e9dit\u00e9 et ne se trouve que d\u2019occasion.<br>Elle a \u00e9crit 3 autres romans chez Ramsay et les \u00e9ditions Gerard de Villiers (connu pour les SAS) au d\u00e9but des ann\u00e9es 90 : \u00ab Hommes mode d\u2019emploi \u00bb (1990), \u00ab Virginie \u00bb (1992), \u00ab Tellement femme \u00bb (1993) et elle participe au recueil de nouvelles \u00ab Troubles de femmes \u00bb aux c\u00f4t\u00e9s notamment de Fran\u00e7oise Rey ou R\u00e9gine Desforges.<br>Nathalie Perrau, de son vrai nom Sophie Vieillard, est n\u00e9e en 1955, et d\u00e9c\u00e8de brutalement \u00e0 42 ans, en 1993. Cette autrice est presque un \u00ab fant\u00f4me \u00bb litt\u00e9raire. Pas d\u2019interview, pas de page Wikip\u00e9dia, peu ou pas de critiques. Est-ce un choix d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 ou une voix pass\u00e9e sous les radars ? Qui est-elle ?<br>A la fin du livre figure une date, Janvier 1990, comme une signature qui ferait \u00e9cho \u00e0 sa date de parution. On a envie de penser que le livre pourrait \u00eatre une autofiction \u2026<br>Je ne m\u2019explique pas comment cette oeuvre a pu rester si confidentielle.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Une femme en mouvement, une pens\u00e9e en vrac<\/h3>\n\n\n\n<p>150 pages. C\u2019est court, mais dense. On suit Virginie, jeune femme blanche, bourgeoise, jolie, h\u00e9t\u00e9rosexuelle (je sais \u00e7a commence pas tr\u00e8s bien en termes de clich\u00e9s mais \u00e7a s&#8217;arrange un peu), qui traverse Paris pour se rendre dans un appartement cossu du 16e arrondissement. \u00c0 l\u2019int\u00e9rieur, des inconnus l\u2019attendent. Elle est consentante. Disponible. Le deal est clair. Ce qui l\u2019est beaucoup moins, en revanche, c\u2019est ce qui se joue vraiment dans sa t\u00eate.<br>Car le c\u0153ur du livre n\u2019est pas tant ce rendez-vous que le chemin pour y arriver. Le trajet devient une plong\u00e9e introspective vertigineuse. Virginie revisite sa vie sexuelle comme on d\u00e9roulerait une biographie intime : l\u2019enfance, l\u2019adolescence, les premi\u00e8res transgressions, les fantasmes, les hommes, les r\u00f4les endoss\u00e9s. Courtisane, \u00e9pouse polygame, working girl, m\u00e8re. Une femme aux multiples visages, dont on finit par se demander si elle sait elle-m\u00eame qui elle est quand elle n\u2019est pas d\u00e9sir\u00e9e.<br>Tout est racont\u00e9 \u00e0 la premi\u00e8re personne. Les dialogues sont quasi absents. On est coinc\u00e9 dans sa t\u00eate. Pas de distance morale. Pas de regard ext\u00e9rieur pour nous tenir la main. Juste sa voix, calme, parfois dr\u00f4le, parfois gla\u00e7ante.<br>Et malgr\u00e9 la violence de certains \u00e9pisodes, il y a une l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 constante. Pour Virginie, tout cela est un jeu. Une vie parall\u00e8le. Une zone franche o\u00f9 elle exp\u00e9rimente, sans pathos, sans plainte. Le drame, s\u2019il existe, est toujours racont\u00e9 apr\u00e8s coup, \u00e0 froid.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Oui, c\u2019est cru. Non, ce n\u2019est pas gratuit.<\/h3>\n\n\n\n<p>Il faut \u00eatre clair : <em>L\u2019amour en soi<\/em> est sexuellement explicite. Tr\u00e8s. Inceste, viol, prostitution, domination, soumission. Le vocabulaire est direct, pr\u00e9cis, jamais vraiment vulgaire. Elle nomme les choses. Toutes les choses.<br>Et pourtant, ce n\u2019est pas un livre \u00e9rotique au sens confortable du terme. Ce n\u2019est pas un roman \u201c\u00e0 une main\u201d. Le sexe n\u2019est pas l\u00e0 pour exciter, mais pour <strong>comprendre<\/strong>. Comprendre comment le d\u00e9sir se forme, comment il se tord, comment il peut devenir un outil de pouvoir ou un m\u00e9canisme de survie.<br>C\u2019est l\u00e0 que le livre devient presque sociologique, parfois philosophique. Le corps est un terrain d\u2019enqu\u00eate.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Enfants terribles des ann\u00e9es 90<\/h3>\n\n\n\n<p>Il faut se souvenir du contexte. D\u00e9but des ann\u00e9es 90 : le sexe est partout. Dans la musique, la pub, le cin\u00e9ma. Madonna, Prince, Myl\u00e8ne Farmer, George Michael. <em>Basic Instinct<\/em>. Le porno en VHS. Le Minitel rose. Le porno chic \u00e0 la Tom Ford, Aubade et Calvin Klein qui vendent des soutifs comme des promesses de transgression.<br>La censure recule. La litt\u00e9rature \u00e9rotique explose. Les femmes commencent \u00e0 \u00e9crire leur d\u00e9sir, \u00e0 le revendiquer comme un espace politique. Mais dans le m\u00eame mouvement, le corps f\u00e9minin devient un produit comme un autre.<br><em>L\u2019amour en soi<\/em> est exactement \u00e0 cet endroit inconfortable. Ni manifeste f\u00e9ministe clair, ni apologie de la domination. Un livre coinc\u00e9 entre deux r\u00e9cits : celui de la lib\u00e9ration sexuelle et celui de l\u2019objectification marchande.<br>Et il ne cherche jamais \u00e0 r\u00e9soudre cette tension.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Bourgeoisie, faux-semblants et nuits sales<\/h3>\n\n\n\n<p>Virginie vient d\u2019un milieu bourgeois, corset\u00e9, polic\u00e9. Tout y est impeccable. Les manoirs. Les appartements chics. Les v\u00eatements co\u00fbteux. La biens\u00e9ance.<br>Et dessous, il y a l\u2019absence d\u2019amour parental, la maltraitance, l\u2019inceste, le viol. Le roman ne fait pas de psychologie lourde, mais le contraste est permanent : la respectabilit\u00e9 sociale d\u2019un c\u00f4t\u00e9, la violence intime de l\u2019autre.<br>La sexualit\u00e9 d\u00e9brid\u00e9e de Virginie appara\u00eet alors moins comme une provocation que comme une <strong>contre-\u00e9ducation<\/strong>. Une mani\u00e8re de faire exploser un monde fond\u00e9 sur le silence et les apparences.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">F\u00e9minisme borderline (et c\u2019est le sujet)<\/h3>\n\n\n\n<p>Virginie grandit dans une fratrie o\u00f9 les gar\u00e7ons sont rois. Elle le sait. Elle le ressent. Et elle veut reprendre la main. Elle deviendra une Dom Juan au f\u00e9minin. Elle collectionne les amants. Elle donne son corps, jamais son \u00e2me.<br>Mais attention, ce f\u00e9minisme-l\u00e0 ne coche aucune case Instagram. Pas de sororit\u00e9. Des rivalit\u00e9s entre femmes. Elle peut regarder les autres femmes comme des rivales. Elle insiste sur le fait que le d\u00e9sir f\u00e9minin peut \u00eatre aussi insatiable, aussi vorace que celui des hommes.<br>Les hommes, justement, sont souvent d\u00e9crits comme prisonniers de leurs pulsions. Et c\u2019est l\u00e0 que le livre devient vraiment int\u00e9ressant : en assouvissant leurs fantasmes, Virginie a le sentiment de d\u00e9tenir le pouvoir. Elle semble se soumettre, mais elle pense dominer. Elle se place volontairement sur le terrain de l\u2019adversaire.<br>Qui a le pouvoir ? Celui qui d\u00e9sire ? Celui qui se laisse d\u00e9sirer ? Celui qui fixe les r\u00e8gles du jeu ? Le roman ne cesse de d\u00e9placer la r\u00e9ponse.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Les passages qui nous regardent droit dans les yeux aujourd\u2019hui<\/h3>\n\n\n\n<p>Et puis il y a ce qui, en 2026, fait franchement grincer des dents.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019inceste, d\u00e9crit comme une phase presque n\u00e9cessaire, consentie, structurante. Sans drame apparent. Sans condamnation.<br>La sexualit\u00e9 adolescente, pr\u00e9sent\u00e9e comme frivole, transgressive, attir\u00e9e par les hommes plus \u00e2g\u00e9s.<br>Et surtout cette sc\u00e8ne o\u00f9 des adultes font boire cette jeune fille mineure pour ensuite abuser d\u2019elle. Une soumission non pas chimique au sens strict, mais alcoolique. Organis\u00e9e. Banalement d\u00e9crite.<br>Lire \u00e7a aujourd\u2019hui, \u00e0 l\u2019heure du proc\u00e8s des viols de Mazan, de la mise en lumi\u00e8re des violences sexuelles facilit\u00e9es par l\u2019alcool ou les drogues, est profond\u00e9ment troublant. Ce que le roman d\u00e9crit sans pathos, sans discours, entre d\u00e9sormais en collision avec notre regard contemporain. Et le malaise est r\u00e9el.<br>Mais c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment ce malaise qui fait la valeur du livre. Il ne demande pas l\u2019adh\u00e9sion. Il demande qu\u2019on regarde. Sans d\u00e9tourner les yeux.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Et l\u2019amour, dans tout \u00e7a ?<\/h3>\n\n\n\n<p>Il est l\u00e0, mais toujours de biais. Virginie se donne \u00e0 beaucoup, mais n\u2019appartient qu\u2019\u00e0 trois hommes, ceux qui partagent son quotidien. Elle garde une forme de tendresse pour des hommes qu\u2019elle per\u00e7oit comme sexuellement d\u00e9munis, parfois path\u00e9tiques. Elle soigne autant qu\u2019elle utilise.<br>Les hommes sont tour \u00e0 tour ses objets, ses patients, ses partenaires. Elle incarne \u00e0 la fois la femme disponible et celle qui ne se livre jamais vraiment.<br><em>L\u2019amour en soi<\/em> n\u2019est pas un livre aimable. Il ne cherche ni \u00e0 plaire ni \u00e0 rassurer. Il d\u00e9range, il gratte, il laisse des zones d\u2019inconfort. Et c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment pour \u00e7a qu\u2019il m\u00e9rite d\u2019\u00eatre relu aujourd\u2019hui.<br>Un livre qui ne cherche pas \u00e0 plaire, mais qui continue, trente-cinq ans plus tard, \u00e0 d\u00e9ranger l\u00e0 o\u00f9 \u00e7a fait encore mal.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Pour se&#8230;&#8221;Mettre en bouche&#8221;<\/h2>\n\n\n\n<p style=\"font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.455), 18px);font-style:italic;font-weight:700\">\u00ab C\u2019est dans une sorte de brouillard rose, dans lequel les flammes des cand\u00e9labres rayonnaient comme des photos artistiques, dans une b\u00e9atitude euphorique qui me donnait toutes les audaces, en particulier celle de soutenir comme un d\u00e9fi les regards des faux c\u00e9libataires -moi qui \u00e0 Paris rougissais et baissais les yeux d\u00e8s que l\u2019\u0153il d\u2019un inconnu devenait trop entreprenant! \u2013 que vint le moment o\u00f9 l\u2019orchestre lou\u00e9 pour la circonstance entama ce que nous appelions entres filles \u00ab les danses ventouses \u00bb [\u2026]\u00bb<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p style=\"font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.455), 18px);font-style:italic;font-weight:700\">\u00ab L\u2019un des deux hommes glissa sa main entre mes cuisses qu\u2019il \u00e9carta avec autorit\u00e9. L\u2019autre, celui qui avait eu le pied baladeur dans le wagon-restaurant, me for\u00e7a \u00e0 baisser la nuque et heurta mon front avec la boucle m\u00e9tallique de sa ceinture. Il poussa entre mes l\u00e8vres son sexe \u00e9chauff\u00e9 par le piment de la situation. L\u2019autre, rendu fou par le spectacle de ma bouche d\u00e9form\u00e9e sur le sexe de son compagnon de voyage, d\u00e9grafa sa ceinture et s\u2019enfon\u00e7a d\u2019un seul coup au fond de mon ventre [\u2026] L\u2019un emplissait ma bouche, l\u2019autre mon ventre, comme ils l\u2019auraient fait avec l\u2019une de ces poup\u00e9es gonflables que l\u2019on trouve dans les sex-shops, en commentant leur position et mes g\u00e9missements.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p class=\"has-yuki-font-small-font-size\" style=\"font-style:italic;font-weight:700\">\u00ab Sans que j\u2019en sois encore consciente, je m\u2019\u00e9tais fait une opinion qui s\u2019av\u00e8rerait tenace sur une cat\u00e9gorie de femmes, \u00e0 laquelle B\u00e9atrice appartenait d\u00e9j\u00e0, malgr\u00e9 son jeune \u00e2ge. Ces femmes qui critiquent la libert\u00e9 des autres, qui se r\u00e9fugient dans l\u2019aust\u00e9rit\u00e9, qui frustrent leur compagnon de tout \u00e9lan animal, qui \u00e9l\u00e8vent leurs enfants dans le respect des traditions surann\u00e9es, ces femmes bien pensantes et mal baisantes qui g\u00e2chent leur vie \u00e0 ne pas oser ce que leur ventre r\u00e9clame, qui se voilent la face au spectacle de la sensualit\u00e9 des autres, alors qu\u2019elles \u00e9chafaudent parfois des fantasmes grandiloquents, sublimes sans doute, mais que nul ne connaitra jamais.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p class=\"has-yuki-font-small-font-size\" style=\"font-style:italic;font-weight:600\">\u00ab J\u2019appris ce jour-l\u00e0 que le sexe pouvait exister sans l\u2019amour, et je consid\u00e9rai qu\u2019une fois cette donn\u00e9e acquise il fallait agir en cons\u00e9quence. Peu de femmes le savent car il est vrai que pour les hommes, en mati\u00e8re de sexe, la fin justifie les moyens. Que de promesses sont faites aux femmes uniquement dans le but d\u2019assouvir un besoin imminent de sexe \u00e0 soulager.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#8220;[&#8230;]ces femmes bien pensantes et mal baisantes qui g\u00e2chent leur vie \u00e0 ne pas oser ce que leur ventre r\u00e9clame, qui se voilent la face au spectacle de la sensualit\u00e9 des autres, alors qu\u2019elles \u00e9chafaudent parfois des fantasmes grandiloquents, sublimes sans doute, mais que nul ne connaitra jamais.&#8221;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":61,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"site-container-style":"default","site-container-layout":"default","site-sidebar-layout":"default","disable-article-header":"default","disable-site-header":"default","disable-site-footer":"default","disable-content-area-spacing":"default","footnotes":""},"categories":[2],"tags":[10,12,9],"class_list":["post-21","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-spicy","tag-cerebral","tag-explicite","tag-roman"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/rosebonbon-editions.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/21","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/rosebonbon-editions.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/rosebonbon-editions.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rosebonbon-editions.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rosebonbon-editions.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=21"}],"version-history":[{"count":20,"href":"https:\/\/rosebonbon-editions.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/21\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":90,"href":"https:\/\/rosebonbon-editions.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/21\/revisions\/90"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/rosebonbon-editions.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/61"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/rosebonbon-editions.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=21"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/rosebonbon-editions.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=21"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/rosebonbon-editions.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=21"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}